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L’autopont Marie-Reynoard en cours de démolition

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L’autopont Marie-Reynoard en cours de démolition

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Travaux
Publié le 27 octobre 2021
Modifié le 3 novembre 2021
Résumé actualité
La démolition de l’autopont est le fruit d’un travail partenarial fort entre les communes. Il représente un point de départ important de la transformation du quartier et du projet Grandalpe.
Paragraphs

Deux mois de chantiers seront nécessaires pour déblayer complètement l'autopont de l’avenue Marie-Reynoard, mais à la fin de cette semaine, les 190 mètres du tablier central ne seront plus. Des travaux d’importance qui nécessitent la fermeture du cours de l’Europe comme le précise Fabien Longo, directeur de l’entreprise ETG démolition qui dirige les travaux : “à l’intérieur du pont, il y a des câbles de tension qui maintiennent le galbe du tablier. Au moment de la coupe du câble, on n'est plus sur de la stabilité des travées... D'où la nécessité de couper la circulation.
Pendant ce temps, les mâchoires à béton broient et concassent le pont pour offrir, à terme, une liaison urbaine plus apaisée.

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travaux de demolition autopont
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Fabien Longo, directeur d'ETG, entreprise en charge des travaux, explique les principales manœuvres.
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les élu-es présents lors de la démolition de l'autopont
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Les élu-es présents ont mis en avant l'important travail partenarial de tous les acteurs du projet.
Texte

Un enjeu partenarial fort

Renzo Sulli, maire d’Échirolles, exprime sa “profonde satisfaction de voir ces territoires se transformer. On travaille sur la vie des gens, et c’est porté encore plus fort dans le projet de rénovation urbaine des Villeneuve de Grenoble et d’Échirolles. Là aussi, on a réussi un projet solidaire.” Eric Piolle, maire de Grenoble, souligne qu’il s’agit d’“un territoire où les communes ont travaillé ensemble et où l'intercommunalité amène tout son sens pour l'articulation du projet”.

Sylvain Laval, président du Smmag, précise qu’il y a des “enjeux sur l’ensemble des déplacements. Modes doux, piétons, vélos… et il y a une place de la voiture qu’il faut configurer mais qui demeurera. Il faut trouver les bons équilibres.” Christophe Ferrari, président de la Grenoble-Alpes Métropole, insiste sur la volonté commune de tous les partenaires. “C’est un travail énorme depuis des années. Le rôle de la Métropole a été de fédérer l'ensemble des acteurs, de donner la direction, d'avancer et de se donner un rythme.

Grandalpe se concrétise

Avec cette démolition c’est tout le projet Grandalpe qui commence à se matérialiser en acte. C’est une direction, une unité de lien qui est donnée. Renzo Sulli précise que “le sens de notre action n'est pas seulement de démolir ou d'aménager, mais de donner un contenu social, éducatif, culturel, d'accès à la formation… C'est ça qui me semble puissant et important. Ce n'est pas seulement un projet où l'on construit à partir d'un espace vide. On travaille sur l'existant, sur la réalité, sur la vie des gens. C'est aujourd'hui du court terme mais, en même temps, on sait qu'on en a pour 10 à 15 ans. On marque d'une manière forte la volonté des villes et de la Métropole de s'engager dans ce processus irréversible. Maintenant qu'on démolit, il va bien falloir qu'on aménage.
Eric Piolle, valide cette volonté : “C'est ici un des endroits où l'on sent que la ville s'est développée pendant les 30 glorieuses, où l'espace public était vu comme un espace de circulation. On vise à se réapproprier cet espace public et à escamoter ces frontières urbaines. On cherche à créer du lien.

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elu-es présents aux travaux de demolition autopont
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Ces travaux marquent les débuts concrets du projet Grandalpe
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oeuvre culturelle dans le cadre de la demolition de l'autopont
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La Palissade décorée offre à voir un bout de chantier qui s'observe par une ouverture au cœur d'une œuvre graphique
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Une dynamique culturelle

Trois initiatives culturelles accompagnent ces travaux. Une volonté précisée par Pascal Clouaire, vice-président de la Métropole en charge de la culture, pour qui “les artistes ont cette intuition du futur qui change le présent”. “La Palissade décorée” de Maude Gerche, du studio BoraBoard, donne à voir les travaux, derrière l’œuvre graphique, par l’intermédiaire de petites ouvertures. La démarche de Stefan Shankland, intitulée “Marbre d’ici” est toute autre puisqu’il s’agira de réutiliser les gravats du pont pour en faire une œuvre de mobilier urbain, en collaboration avec les habitant-es. Enfin un escape game, “Le grand voyage”, les 29 et 30 octobre, viendra aborder l’histoire du quartier dans un voyage dans le temps qui promet des surprises.

MB