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Dans l’attente de faucons crécerelles au Village Sud

Thématique actu

Dans l’attente de faucons crécerelles au Village Sud

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Village Sud
Publié le 13 juin 2018
Modifié le 13 juin 2018
Résumé actualité
En février 2017, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Isère installait deux nichoirs sur deux tours pour accueillir des faucons crécerelles, le plus petit rapace diurne et parmi les plus communs de France, repéré depuis des années dans le quartier au sud de la ville. Depuis, les abris restent déserts. Mais le correspondant local de l’association ne désespère pas de voir revenir l'espèce !
Paragraphs

Depuis plusieurs années, Jean-Luc Mias, résidant au Village Sud et correspondant local de la LPO, identifiait des faucons crécerelles nichant dans des conduits d’aération le long de tours. Il en avait même sauvé un jeune, en mai 2013, qui s’était fracassé sur un trottoir du quartier en ratant son envol. En février 2017, afin de bonifier l’habitat de ces oiseaux dans le quartier, il a eu l’idée, en lien avec la Société dauphinoise pour l’habitat (SDH) propriétaire des logements sociaux, de faire installer deux nichoirs au sommet de deux tours situées au 2, rue Jean-Henri-Fabre — initiative qui n’aurait pas déplu au célèbre naturaliste ! — et au 5, rue Galilée. Mais depuis, aucun faucon crécerelle ne s’est approprié ce gîte bienfaisant.
“Ce petit rapace, de la taille d’un pigeon, est une espèce aux mœurs sauvages, au vol très typique, assez facilement identifiable, qui n’a pas peur de l’environnement urbain, mais n’apprécie guère qu’on change son habitat, ça le perturbe. Moins l’homme intervient, plus il y en a”, reconnaît Jean-Luc Mias. Qui cependant ne désespère pas. “On est dans l’attente ! Il faut être patient, ils peuvent revenir”, espère l’ornithologue, en passionné qu’il est “depuis l’âge de 16 ans, lorsque j’ai adhéré au Centre ornithologique Rhône-Alpes”.

JFL