Budget 2017, un débat transparent

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Budget 2017, un débat transparent

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Publié le 13 février 2017
Modifié le 18 mars 2017
Résumé actualité
Un mois avant le vote du budget le lundi 27 mars, les élu-es on présentés aux habitant-es les grandes orientations budgétaires
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Le maire Renzo Sulli l'admettait volontiers en début de réunion, "il y a peu de place pour la poésie en matière de finances". C'est donc avec sérieux, pédagogie et parfois un peu de "lyrisme", qu'il a, avec le premier adjoint aux finances Thierry Monel et la directrice du service Emilie Mazière, présenté les orientations budgétaires aux habitant-es. "Pour vous permettre de connaître l'état des finances de la Ville, dans la plus grande transparence", résumait le maire.

Poursuivre les efforts

Un certain "lyrisme", comme lorsque la directrice des finances a dû imager "la bonne nouvelle" que constitue la réforme des dotations de péréquation pour les finances communales : "Le gâteau est plus gros, les convives moins nombreux, les parts sont donc plus grosses." Limpide. Echirolles revient dans les 250 premières communes éligibles à la Dotation de solidarité urbaine (DSU), au 218e rang, et bénéficiera à ce titre de 2,26 millions de dotation, d'une exonération de contribution au Fonds de péréquation intercommunal, -425 000 euros, et d'une dotation complémentaire de 40 euros par élève dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.
De quoi compenser, pour partie, la diminution de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), qui s'élève à 2,6 millions en 2017. "Une baisse de 5,2 millions de 2011 à 2017, soit l'équivalent de la subvention de la Ville au CCAS, de la taxe d'habitation payée par les Echirollois-es, de 140 postes d'agent-es municipaux", traduisent plus prosaïquement le maire et le premier adjoint.
Métaphore encore, quand le premier adjoint a évoqué "les petits ruisseaux qui font de grandes rivières". Pour expliquer la nécessité de poursuivre l'effort de réduction des dépenses de gestion, la maîtrise des investissements et de la fiscalité -- pas d'augmentation des impôts jusqu'en 2020 --, la poursuite du désendettement pour un retour à une épargne nette positive en 2019. Une stratégie financière sur laquelle reposent aussi les grandes orientations du budget 2017.

De l'effet domino à la taxe foncière

Munis de "petits papiers" pour interroger les élu-es, les habitant-es les ont "laissé parler". Certains s'inquiètent de "l'effet domino" entre collectivités de la baisse des dotations, de l'impression de servir "de club sandwich" entre l'Etat et la Métropole ; d'autres s'interrogent sur l'impact réel de la perte de 6 millions de dotation. Pour le maire, "l'effet domino est réel, les collectivités se recentrent sur leurs compétences, les projets sont moins financés, coûtent plus chers". Idem pour la perte de 6 millions d'euros, "qui correspond à 30 % d'augmentation d'impôts, c'est énorme !". Interpellé sur l'inadéquation entre le montant de la taxe foncière et la valeur de certains logements, le maire a indiqué que "nous accompagnons les copropriétés dans leurs travaux de rénovation, plus de 1 000 copropriétaires aidés, nous continuerons". C'est sûr, il y a peu de place pour la poésie en matière de finances, "mais il faut savoir en passer par là pour avoir des finances saines", a conclu le maire.