Marcel-Cachin : 40 ans en questions

Thématique actu

Marcel-Cachin : 40 ans en questions

Publié le 16 mars 2026
Modifié le 16 mars 2026
Résumé actualité
Le projet 40 ans à Cachin se poursuit dans l’école. Les élèves des classes de CM1 et de CM2 interviewent actuellement d’anciens élèves et enseignant-es pour mieux connaître leur vie en 1985à l’époque.
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Les élèves de CM2 de la classe de Marine Alix avaient spécialement préparé leurs questions en vue de l'interview de Joseph Ascedu. Il en sera de même dans chacune des cinq classes concernées par le projet.
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Les élèves de CM2 de la classe de Marine Alix avaient spécialement préparé leurs questions en vue de l'interview de Joseph Ascedu. Il en sera de même dans chacune des cinq classes concernées par le projet.
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Il y a quarante ans, en 1985, Joseph Ascedu, alors professeur des écoles à l’élémentaire Marcel-Cachin, découpait un grand morceau de carton pour imiter un écran de télévision, “une sorte de lucarne (!)” afin que ses élèves “jouent aux journalistes”. “Nous avions beaucoup moins de moyens que vous aujourd’hui”, plaisantait celui qui, à l’époque, a réalisé le film documentaire autour de la thématique du jeu au sein de l’école et du quartier.
Film qui a donné naissance cette année au projet 40 ans à Cachin, et à de nombreuses initiatives qui seront présentées lors de la fête de l’école, le 4 juin prochain.
Parmi elles, la réalisation de vidéos et de podcasts sur l’évolution de la vie de l’école, et du quartier, quarante ans après, par les élèves des cinq classes de CM1 et de CM2, sur la base d’interview d’anciens élèves et enseignants, dont celle de... Joseph Ascedu. La boucle est bouclée !

Silence plateau, moteur, action !

Pour y parvenir, la salle de classe de Mme Alix avait ainsi été entièrement transformée, ce lundi, en un véritable plateau d’enregistrement : micros et table de mixage sur les bureaux, intervenant-es autour, lumières et caméras braquées sur eux. Le temps pour chacun de prendre ses marques – “Restez concentrés, parlez face au micro, les mains sur les cuisses pour ne pas faire de bruits”, leur indiquait Lyamine Saoudi, vidéaste de l’association La Petite Poussé, qui accompagne le projet –, et c’est parti pour une heure d’interview.
Technologies, transports, vie du quartier, vie quotidienne et à l’école, culture, rien n’est laissé au hasard. Les élèves, qui ont vu, et apprécié le film réalisé par Joseph Ascedu en 1985, ont de nombreuses questions à lui poser. “Les portables et les ordinateurs existaient-ils à votre époque ? Et Grand’Place et la place Beaumarchais ? Comment vous déplaciez-vous ?"

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Caméras aux poings, pendant que leurs camarades interviewaient leur invité, d'autres élèves filmaient la scène pour garder les images qui serviront à la réalisation du film.
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Caméras aux poings, pendant que leurs camarades interviewaient leur invité, d'autres élèves filmaient la scène pour garder les images qui serviront à la réalisation du film.
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Sourires et bonne humeur ont jalonné l'échange, avec parfois des questions très pointues de la part des jeunes journalistes en herbe !
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Sourires et bonne humeur ont jalonné l'échange, avec parfois des questions très pointues de la part des jeunes journalistes en herbe !
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Un retour vers le futur

On retiendra de cet échange enrichissant, parfois drôle et émouvant, que les vélos électriques n’existaient pas et que l’on se déplaçait souvent à pieds. “On marchait beaucoup, il n’y avait pas la gare d’Echirolles et le tram est arrivé plus tard”, précisait Joseph Ascedu. Que la bibliothèque Beaumarchais, elle, existait bien, et que “l’école entretenait des liens étroits avec elle, on s’y rendait presque tous les jours, c’était un partenaire important”.
Pas de Grand’Place, par contre, ni de Tacos de Lyon (!), non plus, pour le plus grand désarroi de certain-es. Et “les enfants faisaient du patin à roulettes sur la place Beaumarchais”. Du quoi ? Pardon, du roller. “Ah, ça je connais !
Reste la grande question : “Comment imaginez-vous la vie dans l’école, dans le quartier, dans quarante ans ? ” “C’est à vous de l’imaginer”, leur répondait Joseph Ascedu. Une vision à découvrir le 4 juin, et dans quarante ans, dans la capsule temporelle qui sera enterrée dans un coin de l’école...