Luire : La passerelle s'est faite belle
Reporté une première fois pour cause de pluie, la réalisation d’une fresque sur l’un des murs de la passerelle de l’Oranie par les habitant-es du quartier avec l’artiste visuel Nikodem n’est pas pour autant... tombé à l’eau ! Ce mercredi, ils ont repris les gants et les pinceaux pour apporter une touche de vie et de couleurs à leur quotidien.
“C’est sympa, ça change des graffiti, c’est plus agréable. C’est bien de se réapproprier le quartier, expliquait Lucie, venue avec sa petite-fille, quatre ans et demi, pour participer à la création de cette œuvre collective. Ça montre qu’on peut faire des choses bien, c’est agréable à voir. Et de joliment conclure : “On fait une ville ensemble, pas chacun de son côté.”
“Les formes et les couleurs ont un impact sur le moral et la vie quotidienne des gens, confirmait Nikodem, qui accompagnait le projet. Cette œuvre permet aux habitants de participer à la vie de leur quartier, de se le réapproprier”.
“Une fresque qui appartient à tout le monde...”
Et pour cela, pas besoin d’être un artiste confirmé, loin de là. L’idée est “de faire de son mieux, de s’appliquer”. A l’image des jeunes footballeurs du FC Échirolles qui se sont arrêtés pour peindre au retour de leur entraînement sur les terrains synthétiques de Picasso voisins.
“C’est une belle initiative habitante, le type de projet de street-art que nous voulons soutenir pour embellir la ville et poursuivre le travail de collaboration entre des artistes locaux et les habitants, poursuivait Asma Hoummada, conseillère municipale déléguée aux projets culturels et street art, entre deux coups de pinceaux sur la fresque aux côtés de la maire Amandine Demore. Ça leur permet de se réapproprier l’espace visuel, de pouvoir amener des formes, des couleurs, des expressions…”
“Une fresque qui a du sens durant sa réalisation, mais dont l’histoire continue une fois peinte, voulait aussi croire Nikodem. Elle appartient à tout le monde...”
