Surieux : Beaumarchais a fait place à la culture
Le théâtre n’a pas d’âge. Ou plutôt, pour parodier un célèbre footballeur, sur scène, “tu m’parles pas d’age”. Les participant-es aux ateliers théâtre animés par le comédien Echirollois Brahim Koutari en ont fait la brillante démonstration lors de la restitution de leur travail à la bibliothèque Neruda, en ouverture de l’après-midi dédié à la culture.
Place Beaumarchais,
Théâtre des rêves...
“Pendant plus de vingt ans, j’ai travaillé dans un bureau, j’ai oublié de vivre pour moi, je me suis oubliée, déclamait ainsi Jacky, doyenne de l’atelier de la Maison des habitant-es Essarts-Surieux. Je me suis inscrite à un cours de théâtre et j’y ai découvert un souffle nouveau. Sur scène, je me sens à nouveau jeune. Je dirai aux autres femmes qu’il est toujours temps de reprendre sa respiration et de croquer la vie. Même à plus de cinquante ans…”
Un encouragement à rêver entendu par Meryem, la benjamine. “Je rêve d’un autre monde, jouer sur de grandes scènes, voyager, revenir, raconter. Je regarde les voitures passer comme des lucioles et j’imagine nos prénoms en lettre lumineuses. En redescendant, j’emporte avec moi cette clarté et l’espoir qu’elle porte. Mes rêves s’écrivent entre deux tours, un ciel étoilé et une connexion 5G.”
Un élan artistique à entretenir
De quoi ravir Brahim Koutari, lui même originaire du quartier. “J’ai découvert une famille. On s’est rencontré, il y a eu des discussions, beaucoup de rigolades, on s’accompagnait, ça faisait du bien, assure l’auteur du seul en scène 24, place Beaumarchais. Ils se sont donnés à fond, c’était extraordinaire. J’ai envie de continue avec eux. Un élan s’est installé. Il ne faut pas le perdre…”
A l’image aussi de celui donné par Kesya et Mickaïl, participants de l’atelier jeunes, qui ont récité leur texte après la présentation du travail vidéo réalisé par le Pôle de la lecture et de l’écrit avec la réalisatrice Jeanne Coudurier pour permette aux habitant-es de dire leur attachement à la lecture et à la bibliothèque. “Ça m’a permis de raconter mon histoire devant des gens”, se satisfaisait Michaïl, “De dire quelque chose qui me tient à coeur, que j’ai écris, que j’ai crée”, abondait Kesya.
Place à la fête...
et à la culture !
Un élan qui a ensuite conduit les habitante sur la place Beaumarchais pour une fête toujours placée sous le signe de la culture, avec l’atelier d’écriture créative du Pôle de la lecture et de l’écrit, l’espace participatif animé par la Maison des habitant-es pour dire ce que représente la culture pour eux, ou encore une initiation à la danse hip-hop avec Alan Wothor.
Les habitant-es pouvaient aussi donner leur avis sur le futur aménagement de la place Beaumarchais sur le stand de l’Agence du quotidien, et les enfants profiter des jeux en bois ou du stand de tatouage éphémère.
Le temps d’un repas à la buvette et d’un pas de danse lors du bal de la MJC Desnos, et retour sur scène avec Inferno, le spectacle pyrotechnique de la Compagnie Fuegoloko, dans le cadre des 10 jours de la culture de la Métropole. De quoi continuer à faire scintiller le désir de culture sur la place Beaumarchais.
