Jeux olympiques : Les femmes à l’épreuve
A Paris, lors des Jeux de 2024, athlètes hommes et femmes étaient – presque –, à parité parfaite… Une première dans l’histoire des Jeux, après plus d’un siècle de luttes acharnées menées par de nombreuses femmes, que les comédiennes du collectif de l’âtre, ont brillamment retracé ce vendredi 6 mars, en mairie, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, à travers leur spectacle, La Flamme.
Une galerie de portraits de femmes, “de modèles dont nous avons besoin”, assuraient les comédiennes au terme de la représentation, de la pionnière et militante du combat pour la reconnaissance du sport féminin, Alice Milliat, à l’une de ses dignes successeures, Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport médaillée olympique et présidente du comité paralympique et sportif français.
Une épopée épique à travers les figures emblématiques du sport féminin mondial, qui séduit les nombreux spectateur-trices présents. “Je ne savais absolument rien de ce que vous avez dit, les remerciait ainsi une spectatrice à la fin du spectacle. Je suis contente et émerveillée”. Une belle victoire !
Continuer à visibiliser les sportives
Ils étaient par exemple peu nombreux à savoir que Charlotte Cooper, tenniswoman, et Margaret Abott, golfeuse, ont été les deux premières femmes médaillées d’or aux Jeux olympique de Paris, en 1900. Et guère plus que le premier match de foot féminin en France s’était disputé le 30 septembre 19017, sous les ordres de la capitaine Thérèse Brulé, ou que les premiers jeux mondiaux féminin organisé par Alice Milliat à Paris en août 1922 avait attiré plus de 20 000 personnes ! Une place sur les terrains de sport conquise par les femmes après-guerre.
Il faudra pourtant attendre 1928, et les jeux d’Amsterdam, pour qu’elles soient autorisées à participer aux compétitions d’athlétisme. “Une offense à la pureté originelle des Jeux”, aurait déclaré le baron Pierre de Coubertin. Et cent ans de plus, donc, pour aboutir à une parité – presque –, parfaite.
Le signe que “nous devons continuer à visibiliser les sportives, car si on n’y prend pas garde, les conservatismes reviennent”, enjoignaient les deux comédiennes. Un travail de reconnaissance qu’elles mènent en leur redonnant vie, et leur juste place.
