Le musée Géo-Charles a rouvert ses portes
Une nouvelle “carte de visite”
Après quatre années de fermeture, le musée Géo-Charles a rouvert ses portes ce vendredi. Pas celles donnant sur la cour intérieure par lesquelles se faisaient jusqu’ici traditionnellement les entrées, mais celles donnant sur le parc attenant, depuis lesquelles le visiteur est désormais invité à pénétrer.
Une façon de “désacraliser l’entrée dans le musée, d’aider le public à repasser les portes, de le mettre dans une position confortable pour se réapproprier l’espace”, décryptaient Antoine Musy et Justine Decool, du collectif Karst Kultur, commissaire de la nouvelle exposition. Depuis le parc, le promeneur, potentiel visiteur, peut également apercevoir l’emblématique portrait torse nu, port altier et regard fier du non-moins emblématique Eric Cantona, réalisé par la photographe Isabelle Waternaux. “Un clin d’œil” pour aguicher le visiteur, lui expliquer que Géo-Charles est “un musée d’art contemporain qui parle de sport et de culture, ouvert à toutes et tous”.
Une nouvelle “carte de visite”, en somme, pour célébrer les quarante années d’existence du musée.
Un ADN revisité
Et pour les fêter, quoi de mieux qu’une exposition ? Géo-Charles, une histoire échirolloise, a donc été imaginée par les équipes du TRACé, qui gèrent les lieux. Il s’agit de revenir à l’ADN du musée, ouvert en 1986, qui a pour but de valoriser la collection offerte à la Ville par Lucienne Géo-Charles, veuve du poète, journaliste et critique d’art, en 1982.
Pour ce faire, l’histoire du lieu, une bâtisse construite au début du 19e siècle, tour à tour propriété d’un médecin grenoblois, de la société de la Viscose, puis de la Ville, est détaillée. Tout comme la vie de Géo-Charles. Les commissaires ont imaginé son bureau comme “une collection particulière, un cabinet de curiosité, un lieu foisonnant pour évoquer son parcours”, de son enfance à sa passion pour l’art et le sport, en passant par la création de la revue Montparnasse avec Paul Husson dans les années 20 et les voyages.
Un voyage qui se poursuit à l’étage avec les œuvres de la donation Géo-Charles, celles collectées par le service sport-culture de 1981 à 1986, puis acquises par le musée sur le thème du sport et du corps depuis 2000.
Redécouvrir son histoire
“Je suis très heureux de cette réouverture, c’est un beau symbole dans une année importante pour le musée, se réjouissait Aurélien Farge, président du TRACé lors d’un vernissage particulièrement festif et chaleureux. Nous sommes revenu à ses origines, dans un quartier historique de la ville, au coeur de son histoire ouvrière et populaire que nous souhaitons continuer de valoriser”.
Une volonté partagée par la maire, Amandine Demore : “En rouvrant le musée, en fêtant ses quarante ans, nous ouvrons un nouveau chapitre où ce lieu continuera de se réinventer, de questionner le monde, de tisser des liens entre mémoire et création, entre l’histoire ouvrière d’Échirolles et les imaginaires d’aujourd’hui. Ce musée est le votre. Faites-le vivre, franchissez sa porte”, enjoignait-elle les habitant-es.
Geo Perli, directeur du service sport-culture de la Ville à sa création en 1972, qui a grandement œuvré pour sa reconnaissance, n’était pas moins ému : “C’est extraordinaire ! J’espère que les habitants, les enfants vont venir, les portes sont ouvertes.” Celles côté parc, désormais, n’oubliez pas !
Plus d'infos : Visitez la page du musée Géo-Charles sur le site du TRACé
