Un nouveau centre de santé devrait s’implanter à Échirolles
Des retraité-es bien actifs
Ils sont médecins généralistes, neurologues, gynécologues, cardiologues, dermatologues, ou autres spécialistes, récemment à la retraite ou sur le point de l’être, et pourtant, ils tous motivés pour reprendre leur activité. Cela peut paraître étonnant, toutefois c’est bien avec des médecins retraités que le Centre de spécialités médicales Odon-Vallet, structure associative basée à Paris et soutenue par la fondation du même nom, veut ouvrir un nouveau centre, début 2027 à Échirolles. Situé au cœur de l’hôpital Sud, le futur centre de santé de 250 m² pourra accueillir une quarantaine de médecins de différentes spécialités, et sera ouvert à toutes et tous.
40 médecins espérés
Pour le moment, une vingtaine de jeunes retraité-es ont répondu à l’appel des différents porteurs du projet que sont le professeur Pelloux (professeur des universités - praticien hospitalier retraité), l’association Medicalps (cluster santé de l’arc alpin, qui fédère et accompagne les acteurs des biotechnologies, medtechs et de la e-santé), et Jérémy Renard, entrepreneur grenoblois et co-fondateur du centre Odon-Vallet. « Nous aimerions recruter une quarantaine de médecins, qui viendraient sur site quelques jours par mois. Toutes les spécialités sont les bienvenues, et nous mettrons à disposition des cabinets avec tout le nécessaire pour une prise en charge efficace du patient », détaillait Jérémy Renard lors de la soirée de présentation à la mairie le 23 avril.
Trois centres Odon-Vallet en France
Deux centres Odon-Vallet existent déjà à Paris, ce serait donc le 3ème en France, avec comme objectif de soigner grâce à des consultations de médecines générales et de spécialités, accessibles à tous et sans dépassement d'honoraires (conventionné secteur 1). Un engagement que partagent les médecins tentés par l'aventure. « J’ai pris ma retraite en septembre dernier, mais il est vrai qu’en tant que médecin, nous ne sommes pas habitués à ne vivre que pour nous-même. C’est un projet vertueux et utile pour la société, j’y crois et j’aimerais renforcer l’équipe de médecins déjà volontaires », affirmait le professeur Pelloux, dans le projet depuis le début.
À vos dons !
Soutenu par des acteurs locaux de santé et des institutions (CHU, CPTS Drac Sud, Région AuRA, Département…), le centre de santé a néanmoins aussi besoin des citoyen-nes pour financer concrètement son ouverture (équipement médical, mobilier et accueil patients, outils numériques et lancement opérationnel). Ainsi, le centre a lancé une opération de financement participatif via la plateforme Helloasso, destinée à recevoir les dons de particuliers. Les fondateurs espèrent collecter 100 000€, même si un montant moindre pourrait déjà permettre une ouverture début 2027, après les travaux de réhabilitation des bâtiments du CHU Sud qui devraient débuter à la rentrée 2026. Un réel coup de pouce pour les quelque 21 % de Grenoblois sans médecin traitant et une autre façon de concevoir la médecine traditionnelle.
