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Parking Alpexpo : Les habitant-es des Granges se sont fait entendre !

Thématique actu

Parking Alpexpo : Les habitant-es des Granges se sont fait entendre !

Publié le 28 avril 2022
Modifié le 29 avril 2022
Résumé actualité
Une cinquantaine d’habitant-es des Granges ont une nouvelle fois manifesté leur mécontentement, ce mercredi, contre les nuisances générées par le parking Alpexpo. Avec l’espoir de trouver une issue rapide.
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Banderole en main, les habitant-es ont affiché leurs revendications sur le pare-brise des trams qu'ils ont temporairement stoppé.
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Banderole en main, les habitant-es ont affiché leurs revendications sur le pare-brise des trams qu'ils ont temporairement stoppé.
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Casseroles en mains, sifflets à la bouche, pancartes autour du cou… Une soixantaine d’habitant-es des Granges avaient répondu ce mercredi matin à l’appel de l’association de quartier pour exprimer leur exaspération face aux nuisances générées “depuis plus de trente ans” par les utilisations déviantes du parking Alpexpo, “les week-ends et la nuit, aux beaux jours”. “Courses de voitures et de motos, dérapages, rodéos… Nous subissons des nuisances depuis plus de trente ans. Ils font un bruit infernal, insupportable, les gens ne peuvent plus dormir”, explique Marie-Thérèse Poli.
On n’en peut plus, confirme un riverain du parking, habitant du Floréal, distant de quelques centaines de mètres. La nuit, on ne peut pas dormir les fenêtres ouvertes. Dérapages, roues arrières, rodéos, ça dure de 22 heures à 4 heures du matin. Le marquage du goudron, ce n’est pas gênant, poursuit-il en désignant de larges traces de gomme sur le bitume, mais le bruit la nuit pollue 1 500 personnes, des Échirollois…”

Une volonté forte d'avancer

Car il est là le problème : si les riverain-es excédé-es par ces nuisances sont exclusivement des habitant-es d’Échirolles, les terrains des parkings d’Alpexpo appartiennent pour partie aux Villes de Grenoble et d’Eybens, et à la Métropole, alors que la Région gère désormais le centre d’expositions. Un “mille-feuille” territorial qui aboutit à “un statu-quo qui empêche la mise en place de toute solution”, déplore une habitante. Raison pour laquelle l’association des habitants a décidé de se mobiliser une nouvelle fois.
Nous avons sollicités toutes les institutions, sans résultat jusqu’ici alors que des solutions faciles sont envisageables. Nous demandons l’organisation d’une table ronde avant l’été avec l’ensemble des acteurs concernés pour régler le problème ! ” Et de conclure : “Si nous n’obtenons pas de résultat aujourd’hui, nous recommencerons avec des actions plus fortes, prévient-elle. Nous ne lâcherons pas, comme nous n’avons pas lâchés pour la fermeture du parking du Stratège”.

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La déambulation a mené le cortège sur la parking d'Alpexo, situé à quelque centaine de mètres des premières habitations situées sur le territoire échirollois.
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La déambulation a mené le cortège sur la parking d'Alpexo, situé à quelque centaine de mètres des premières habitations situées sur le territoire échirollois.
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Les habitant-es ont brièvement filtré l'entrée du salon international Mountain Planet, destination finale de la manifestation, pour donner plus d'écho à leurs revendications.
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Les habitant-es ont brièvement filtré l'entrée du salon international Mountain Planet, destination finale de la manifestation, pour donner plus d'écho à leurs revendications.
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Vers une table ronde en juin ?

Une demande légitime, soutenue par les élu-es de la Ville, le maire Renzo Sulli, la première adjointe Amandine Demore, l’adjoint Pierre Labriet et le conseiller municipal Laurent Vanplin, présent-es dans le cortège qui a mené les habitant-es du gymnase Jean-Vilar à l’entrée du salon international Mountain Plant, dont ils ont filtré l’entrée pour se faire entendre, en passant par le parking concerné. “Les habitants subissent les nuisances d’Alpexpo. Il est normal que les élu-es soient à leur côté pour les soutenir et soutenir leurs propositions raisonnables, qui permettraient d’améliorer la situation, affirmait le maire. Nous souhaitons organiser une table ronde réunissant l’ensemble des acteurs concernés le plus rapidement possible, à Échirolles, pour essayer de les mettre en œuvre même si elles ne régleront certainement pas tout définitivement”.
Dans le cas contraire, on n’a pas fini d’entendre les habitant-es des Granges pour qui “30 ans de bruit, ça suffit, on veut dormir la nuit !”