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77e anniversaire du Conseil national de la Résistance

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77e anniversaire du Conseil national de la Résistance

Publié le 26 mai 2020
Modifié le 27 mai 2020
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Grâce à l’action déterminée de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami-es de la Résistance, la date du 27 mai, a été officiellement inscrite dans notre mémoire nationale depuis 2013.

Elle est une journée d’hommage à la place de la Résistance, aux Résistant-es qui ont lutté et trop souvent sont tombés dans la France occupée, sur tous les Fronts d’Europe, d’Afrique, du Pacifique et d’Asie et jusque dans les camps de la mort.

Le rappel du 27 mai est une nécessité pour notre vie démocratique contemporaine et pour la mémoire de ce qu’a été la monstruosité du fascisme au pouvoir et « le combat courageux des antifascistes qui s’y opposèrent »

Elle est chaque année un moment privilégié de la transmission des valeurs de la Résistance, en premier lieu aux jeunes générations.

Le 27 mai 1943, les résistants de huit mouvements de résistance, de six partis politiques résistants et de deux centrales syndicales clandestines se réunissaient clandestinement au 48 rue du Four à Paris autour de Jean Moulin. A l’issue de cette rencontre allait naître le Conseil National de la Résistance (CNR)organisant et coordonnant dans un combat commun toutes les forces de la Résistance jusque-là dispersées. Il allait ouvrir la voie à l’unification au sein des Forces Françaises de I’Intérieur (FFI) des différentes structures militaires de la Résistance, permettre la mise en place des Comités locaux et départementaux de la Libération, et conduire à l’élaboration du Programme du Conseil National de la Résistance.

Lors de sa réunion constitutive, le CNR, en se plaçant sous l’autorité du Général de Gaulle, allait permettre au chef de la France Libre de s’affirmer comme le représentant de l’ensemble de la France Combattante.

Patriotisme, humanisme, idéaux démocratiques  furent les valeurs inspiratrices du Programme du C.N.R , publié dans la clandestinité le 15 mars 1944 et qui dessina les contours d’une France rénovée après sa libération, d’une France démocratique sur les plans politique, économique et social, d’une France solidaire.

Ce programme permit des avancées considérables qui forment encore aujourd’hui le socle de notre protection sociale (retraites, sécurité sociale…).

Avec la défaite de l’ennemi et de la collaboration vichyste, c’est un monde nouveau qui se met en place tourné vers des mesures justice sociales immédiates, seules capables de refonder la république, la démocratie, la confiance, et seules capables de combattre les risques de résurgence , de xénophobie, de haine et du fascisme toujours en embuscade.

Aujourd’hui, le contexte ne nous permet pas de commémorer dans l’espace publique cette date si précieuse pour nos valeurs communes. Pour autant, nous saluons les nouvelles formes de coopérations et solidarités à l’œuvre, venues des professionnels et des citoyens engagés, venues parfois de simples anonymes. En participant à l’organisation, à la défense du bien publique et de nos biens communs, ils et elles s’inscrivent dans une résistance très forte à cette crise sanitaire, économique et sociale ouverte par la pandémie.

Quand le souffle de l’humanisme, du courage et de la dignité se lève pour prendre soin de nos vie, gageons que tous les espoirs de « Jours heureux » pour reprendre l’intitulé du programme du CNR , soient permis….